Chronique soviétique à Oulu ville n°10 (retour sommaire des chroniques)

 Improbable rencontre avec Staline, le petit père du peuple, petit père Noël de mon enfance, déroutante collision entre le communiste stalinien et une image d'Épinal.

 Je remontais la rue Hallituskatu entre des constructions soviétiques, hauts parallélépipèdes aux allures martiales et me voilà tombant nez à nez avec un char. Je fis face, tel ce héros de la place Tian'anmen. Un MP me fit signe poliment de déguerpir, que les photos, c'étaient pour demain, pour le défilé.

 Au pied de mon sapin de Noël un costume de Gagarine et un père Noël rouge, mais tout droit venu des usines Coca-Cola. Quelle fable m'avait-on racontée ? Enfant, j'ai bien cru au père Noël, et enfant, j'ai compris qu'on m'amusait avec une belle histoire. Mais à quel âge ai-je enfin compris que la supercherie était bien plus importante ? Il me semble qu'encore aujourd'hui, je suis resté bien crédule.

 Et puis est venue cette soirée de Air Guitare ou le guitariste joue sans son instrument. Une jeunesse endiablée hurlante et trépidante, une invitation à l'amour aux embrassades homo, de la bière coulant à flots. Belle jeunesse comme je vous sais heureuse autour d'une supercherie joyeuse où l'on ne trouve aucune armée de pères Noël rouges pour vous illusionner. L'illusion est votre allié au point de faire la fête à la guitare sans même de guitare. Comme il nous aurait fallu de telles javas pour apprendre à ne pas être dupes.

 Que le Air Guitare et que le Rock'n'roll soient notre guide... amour et patrie n'ont jamais fait bon ménage !

 Photos du soviet suprême

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