Impuissance

Trop ému par le trait des mots

Je suis rentré, porte, j’ai clos

Car n’ai su que dire à ces maux

Mon nez, j’ai collé au carreau

La tempête, dehors, devanture balayait

Et Les arbres agités, en danses effrénées

De la belle vallée, S’en revenaient à pieds

Préférant de beaucoup, sur le côté porter

D’un coup sec ensuite redressés

Brassée de feuilles au ciel lancées

Les papiers par terre habitués

Dans l’air, imitaient les épées

A l’horizontale, pluie battante se jetait

Sur fenêtre, sorte de claquette déposait

D’une belle chansonnette, le phrasé imitait

Pour revenir de plus belle, l’ondée s’en allait

L’œil vissé au verre de la glace

Je ressentais le froid tenace

Et voulais que nue, tu t’effaces

Que pluie rageante ne te dégrafe

Dans mon œil, une larme éphémère et ventrale

Se glissant bedonnante jusqu’à l’os vertébral

Était futile pour une telle martingale

Aussi bien végétale que d’avis, minérale

Bien à l’abri ma raison tendre

N’était plus qu’un courant de cendres

Passant cavernes et méandres

Pour dans ma tête se dépendre

Elle s’est évidée pour délaver l’extérieur

Ce crâne inquiet ne voulait pas de mots sans cœur

Pourtant sont revenus, déversant tant de pleurs

Fabriquant sans détour ce mur contre la peur

Parlant l’amour comme une sœur

Ce dessein épris de lueurs

Me rappelait si gentiment

Que ma foi, j’étais bien vivant

Au beau milieu de cette science décevante

Il y avait toi le silence et ma conscience

Odieux terreau de cette fiente inconsistante

Il resta réticence  satinée d’indécence

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Et hop... c'est fini !