mordre

La dilution

Le regard est premier

Il absorbe l’attention

Avale la moindre vigilance

Espagnole

Elle est l’arène

Et la passion

Mais seulement la passion

Son visage est un horizon

Il dénie le paysage

Sa voix expatrie

Vers l’Orientale oraison

Persiennes entrouvertes

A peine

Espérance de fraicheur

Que les murs se partagent

Le corps est magnifié

Suave, il est beau

Simplement là

Ami du monde

Avec lui, la chair

Appelle l’étreinte

Sans retenue

Le pacte est rompu

Solitude

Irréelle solitude

Inspirer

Vivre pourtant

Il reste la ruelle

L’espoir d’un jardin

De citronniers

Fruits acides

Qu’elle croquera

A pleine bouche

D’orangers aussi

Fleurs d’oranger

m_ordre_petite