04 juin 2018

Qui suis-je pour critiquer…

Qui suis-je pour critiquer... Il n’est point l’habitude ici, de faire la critique de livre que j’ai l’outrecuidance de parcourir. D’abord, parce que ce n’est pas l’objet de ce site et surtout parce que, comme cela est judicieusement expliqué dans le titre de ma chronique : Qui suis-je pour critiquer ? Qui suis-je pour juger d’un livre dont j’ai grand-peine à imiter la rigueur ainsi que la qualité de l’écriture ? Qui suis-je aussi pour aller dire qu’il ne m’a pas plu ? Heureusement pour notre auteure, par... [Lire la suite]
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09 février 2018

Je suis content...

Je suis content, voilà, tout est dit. Je viens de terminer mon récit, une quinzaine de pages. Il y a encore du travail, mais je ne suis pas peu fier. Dehors, la température avoisine les -2, le macadam brille comme scintillerait une piste de danse. Au moins il y a deux bonnes heures, quand je suis sorti dehors pour me débarrasser de ces maudits détritus qui encombraient la cuisine. Maudits, je ne devrais pas dire cela, car ils ne sont que le reflet de mes habitudes de consommateur non éclairé. Une bouteille de bière de Noël, un... [Lire la suite]
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12 janvier 2018

L’homme qui courait

Soyons lucide, Muriel, dit que ce récit n'est pas très intéressant, ça doit donc être vrai, mais bon, je l'ai écrit, je le mets quand même... ... tant pis pour vous !   L’homme qui courait    Il avait couru sur une centaine de mètres, guère plus. Puis l’impact l’avait fait vaciller. Une pause, il s’était juste octroyé une pause. Le souffle lui manquait. Les deux mains sur les cuisses, le corps en avant, il récupérait. Une inspiration, puis deux, puis… l’impact. Le choc du corps dans le sable épais avait émis... [Lire la suite]
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22 février 2015

Carnaval

Tout d'abord, il faut prendre la rue droite, tourner dans l'impasse Grosso. À l'angle du boulevard Gianfredo opter pour la ruelle Bosio. Dépasser l'opéra pour une fois silencieux et courir au-devant des rouleaux que déverse la mer en furie. Là s'arrêter, se garder silencieux, ne pas faillir. Le moindre mouvement peut vous trahir. Le déversement des roulements de percussions se devine à peine. Pourtant, ils sont là. Suspendus. Immobiles. Ces géants ornés de couleurs criardes, aux lèvres démesurées qui embrassent la nuit. Bientôt, ils... [Lire la suite]
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21 février 2015

Un petit moment de rigolade...

Ten millions slaves… Je sais que je me répète, mais par pitié, laissez-moi tranquille, armée de misère en pyjama rayé. S'il vous plaît, emportez vos barbelés, qu'ils cessent d'enserrer ma cervelle. Il y a des odeurs de lait Neslé qui me font gerber depuis si longtemps. Je bois, et bois encore, j'avale, je me gave, car moi aussi, il faut que j'en finisse, que j'en termine avec moi, avec ma tristesse, avec ces cordages qui pendent, au bout desquels il n'y a que de mauvais souvenirs qui gigotent. Allez, soyez gentils d'aller piétiner... [Lire la suite]
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20 octobre 2014

aphorismes... ou presque !

La persistance du temps à vouloir durer est exaspérante, n'est-il pas ? .../... Parler de la fin des temps est une perte de temps.  On devrait plutôt parler de la fin de soi. Car au mieux c'est la fin des temps qui coïncide avec la fin de soi et au pire, c'est l'inverse.  CQFD
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11 octobre 2014

Je hais Balzac ! Pas vous ?

Son écriture est si belle. Ses descriptions ciselées si légèrement qu'un orfèvre en fut jaloux. Point de surcharge, juste ce qu'il faut de précision pour ne pas ennuyer. En quelques mots, vous voilà précipité au milieu de la pension Vauquer. Elle devient votre chez vous à l'instant même du défilement des mots. Ce n'est pas un aquarium dans lequel vous regardez circonférer les poissons rouges. Vous êtes un des poissons rouges qui cherche à comprendre comment il a pu atterrir dans ce bocal. Il en faut du courage et l'insouciance pour... [Lire la suite]
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09 octobre 2014

Y a-t-il quelqu’un à l’intérieur ?

Qui est cet écrivain qui vit en moi ? Celui qui raconte des choses dont j'ai honte. Qui s'amuse de voir dévoilé l'indicible ? Il se moque de vous. Bafoue les bonnes mœurs et le respect des convenances.  Il écrit foutre. Et pense tout un tas de saloperies qui ne sont que d'ignobles choses.  Heureusement, cet auteur est sans lecteur aucun. Il erre seul et misérable, emmuré dans un cerveau de ciment que ferment de terribles barreaux. Mais je veux prévenir. Il me semble apercevoir par endroits quelques murs décrépis qui se... [Lire la suite]
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08 octobre 2014

L'effondrement

Il y a d'abord l'effondrement.  Puis l'enchevêtrement.  L'étonnement vient avant la douleur. Peut-être. Primordiale est l'instant de soi. La renaissance à la nature. La dureté, l'âpreté. La matière brute enchevêtrée. Et le souffle. L'air qui arrache la vie à la perdition. Puis réapprendre à respirer. Pas tout de suite. Il y a d'abord le rétablissement. Reprendre pied. Le souvenir des autres que soi. A nouveau l'effondrement. L'abîme.  La descente infinie. Là, seulement là, réapprendre à respirer.  Inspirer puis... [Lire la suite]
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01 juin 2014

On dirait qu'il y a comme un début de quelque chose...

... une sorte d'ondulation. Peut-être un glissement, ou bien un effleurement. Attendez un peu... Si approchez-vous un peu.. Comme la naissance d'un embryon de signification. Une lueur à base de lettres... au moins une... A moins que ce ne soit qu'une illusion. Mes sens qui déraillent. ou alors le murmure à peine audible de la ville quand elle s'ensommeille.
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