Le voyageur internautique

28 août 2019

PermutationS

Dans la série : nouvelles de la médiathèque

permutations2


PermutationS

 Lucien a 34 ans, il est né en 1936, au temps du Front Populaire d’un père boutiquier et d’une mère repasseuse. Sa vie n’est qu’une série de fiascos. Pour se sortir des emmerdements dans lesquels il s’est fichu, il a trouvé un boulot, pas trop mal rémunéré : espion. Aujourd’hui, il doit opérer dans une bibliothèque de la Seine Saint-Denis. Il descend du taxi, donne la somme exacte au chauffeur. « Et le pourliche ! » Lucien ne prend pas la peine de répondre, il se sent fort, au-dessus des lois. Dans sa poche arrière il a un Luger, dans celle du veston, un silencieux. Il ne connaît pas la personne qui sera son contact, il sait seulement qu’elle doit prendre un livre dans le rayonnage où est rangé La peur de l’ombre, un roman. Il file directement au fichier alphabétique des titres. Il ouvre un grand tiroir en bois clair marqué « L ». Le livre se trouve dans la rangée 8 avec la référence R421S. Devant tout retenir de mémoire, il l’apprend par cœur. Il referme le tiroir puis gagne l’endroit désigné. Une jeune femme est accroupie devant une pile de revue. « Je peux vous aider ? » propose-t-elle d’une voix douce. Elle est moche comme un pou, pense-t-il. Sur un ton dédaigneux, il lui jette « R421S ? ». La fille est un peu étonnée qu’on s’adresse à elle ainsi. Elle est timide elle ne sait faire autre chose que de répondre « Passez l’allée centrale, c’est la salle à gauche. » Ni merde ni merci, Lucien s’éloigne d’un pas rapide. L’odeur des vieux livres, de la cire, des fauteuils en skaï, tout ce mélange en un parfum de vieilles poussières. Son nez n’apprécie guère, il éternue à plusieurs reprises « A vos souhaits. » Lucien ignore le type qui vient de s’adresser à lui et poursuit son chemin. La rangée 8 est devant lui, il recherche la cote R421S. Trois personnes sont présentes. Deux lisent installées sur une banquette, la troisième debout patiente un livre à la main. Une femme. Sa chevelure blonde, ses grands yeux bleus, sa taille et sa tenue, Lucien opte pour une d’origine slave. Il s’accroupit et sort le livre qui correspond à la cote. Il éternue à nouveau mais ne répond pas plus au vieil homme. La jeune femme du bout de l’allée s’approche « Irina, je suis votre contact. » chuchote-t-elle. Elle dépose le livre qu’elle a en main sur la petite table et s’éloigne. Avant elle ajoute à l’oreille de Lucien « Le nom que vous cherchez, page 125, en bas à droite. »

  Saforo est furieux, le récit qu’il était en train de lire vient de se bloquer à la page 415. Il tempête contre son connecteur. A tort. S’il avait été un peu plus attentif, il aurait noté que la durée du prêt était arrivée à échéance. Juste au moment où il allait enfin savoir qui était l’espion qui jouait double jeu, Irina ou bien le fameux Lucien.../...

 Permutations : le récit en entier en KliKantLà

permutations

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11 août 2019

Ivan nous instrumentalise...

Ivan sort ses instruments du carton

pour nous la jouer en sourdine !

Je vous INVITE donc à fanfaronner tous ensemble...

jattends55

J'ai prévu de vous interpréter une poésie musicale :

Le pauvre homme jouait simplement de l'hélicon

 Suivi du Son du Canon

 de Bouzine, trompette et cymbales

 Et pour finir en apothéose, La Question Existentielle

instrument 1

Si vous en voulez encore, deux petites nouvelles :

La flûte enchantée

La ville cuivrée

instrument 2

téléchargeables aux adresses suivantes : Le lien kifôkliker !

 

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07 juillet 2019

Journal intime de...

Et petite musique pour aller avec : 81170

écrite par Jean Yves ZIMMERMANN et interprétée par mézigue

(à priori ça fonctionne avec Mozilla, Dieu est grand...)

 

Et la nouvelle pour lire avec la musique : Le journal intime de Malika

 

Année 2000

Le 22 mai

J’ai inscrit mon nom dans « l’emplacement prévu à cet effet » comme ils disent. La façon est un peu chelou, mais c’est fait.

Maintenant très cher journal, je peux enfin t’écrire mes pensées. Je suis heureuse de t’avoir, même si c’est une idée de maman. Lol. Elle a lu ça dans Madame Figaro à la rubrique la crise des ados.

Aujourd’hui, je suis allée à l’école, c’était nul, comme d’hab. Mme Gentil, qui porte très mal son nom, nous a punis parce que Sadjo a volé deux euros à Madigou. Aussi, elle est conne Madigou, elle a passé sa matinée à narguer tout le monde avec sa pièce. J’ai à copier cinquante fois « Je dois dénoncer le coupable sinon je cautionne son acte ». Je ne sais même pas ce que ça veut dire cautionner.

Journal, est-ce que tu crois que je dois faire la punition générale ?

Non

Le 30 juin

Je t’avais complètement oublié, mon TCJ (je trouve que c’est plus classe que très cher journal). Désolée, c’est à cause de Nordine. Figure-toi que le garçon le plus beau de la classe m’a invitée à la fête foraine. Au départ, j’ai trouvé ça un peu ringard, mais finalement, c’était rigolo. On a fait les voitures tamponneuses, et il m’a laissé conduire un peu. On a retrouvé Mahé et Zakaria. Je savais que ses copains regardaient, mais j’ai accepté qu’il m’embrasse. C’était moins bien que quand on s’était entraîné avec ma cousine. Maintenant il est plus entreprenant. Est-ce que je dois le laisser faire ?

Mon pauvre journal, tu es face à une idiote de fille que ne connaît rien à la vie sentimentale.

Oui.

Le 1 juillet

Les grandes vacances c’est à la fin de la semaine et GRANDE NOUVELLE, l’année prochaine, je serai au collège. Marre de l’école primaire. Mon très cher Journal - c’était trop nul TCJ, par contre j’ai ajouté une majuscule, car pour moi tu es plus qu’un simple cahier - je t’ai changé de place à cause de mon frère. C’est un crétin. Je suis certaine que c’est lui qui écrit ces commentaires minables sur tes pages précieuses. Sacrilège. Là où tu es caché maintenant, tu ne crains plus rien de lui. Et puis je lui ai fait comprendre qu’il avait intérêt à ne pas recommencer. Je pourrais facilement expliquer aux parents qu’il fume dans la cage de l’immeuble. Et pas que des cigarettes !

J’ai oublié de te dire que, malgré tout, j’ai suivi les conseils de mon frère et je me suis laissé tripoter dans les caves. Nordine veut aller plus loin, je le sens bien. Qu’en penses-tu ?

La vie est courte, n’oublie pas les préservatifs.

.../...

Suite et texte entier avec le lien suivant : Journal_Intime

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23 juin 2019

L'emprunteur, une nouvelle nouvelle... et une petite musique en plus !

L'emprunteur... tout est dit dans le sujet !

La petite musique à bibi pour agrémenter la lecture : Promenade Stellaire

Attention, il se peut que ça ne fonctionne pas avec Modzilla !

La partition pour ceux à qui ça dit : Partoche

La nouvelle :

Je me suis réveillé un jour de printemps dans une médiathèque de la banlieue parisienne, proche de la Seine et appartenant au département de la désormais obsolète Seine et Oise, du temps où le Commissaire Maigret se partageait les écrans de l’ORTF avec le commissaire Bourrel. J'ai connu la fin des vieux bâtiments regorgeant de bouquins couverts à l'ancienne avec des jaquettes en tissu d'une solidité à l'épreuve du temps ; les longs tiroirs dans lesquels on avait enchâssé des fiches sur de longues tiges métalliques ; les classements en ordre alphabétique par auteurs, par thèmes ou encore par titre.

Mais ici, point de ces bâtiments vétustes oubliés du temps que la poussière elle-même a désertés. Une médiathèque dernier cri avec de grandes baies vitrées qui permettent de côtoyer la vie débridée de la rue.

Des mômes plus noirs les uns que les autres ont cavalé dans les rayonnages. Voilà tout. Ils sont poursuivis par l'une des bibliothécaires agitant d’avant en arrière un doigt menaçant. "On ne court pas à l'intérieur de l'édifice !". La bougresse tentait de sauver sa cathédrale séculière des invasions barbares.

Au final, la poursuite fut efficace. Tenant fermement le plus faible par les abattis, elle avait réussi à entraîner la meute derrière elle pour la pousser dehors manu militari. Finie  la tranquillité de jadis, temps béni où les temples dédiés à la littérature ne supportaient pas même un murmure. En ce temps-là, point de piano désaccordé comme aujourd’hui, martyrisé par des apprentis mélomanes ; pas plus de ces médias animés aux sons synthétiques, imitation ratée d'une réalité prétendument augmentée. Encore moins de ces ados juvéniles s’interpellant d’un bout à l’autre de l’allée à la réception du moindre message sibyllin, signalée par une sonnerie idiote.

Bref, je me suis levé de mon fauteuil. La clarté d’un soleil endeuillée d'une pluie fine a achevé l'après-midi d'un coup. J'ai choisi l'allée des romans policiers. Je me suis avancé jusqu'à la lettre J sans raison. La publication d'un auteur inconnu m'a paru une façon acceptable d’occuper mon temps. J'ai attrapé le bouquin pour le sortir de son emplacement avec assez d'aisance. Au début. J'ai parcouru rapidement la quatrième de couverture. Une histoire solide qui se déroule en Écosse avec la défaite de Bonnie Prince Charlie en toile de fond. Pas une de ces foutaises historiques, mais une aventure bien réelle qui commence en 1989. Heureux de mon choix, j'ai opté pour une banquette près de la baie vitrée. Enfin, façon de parler, car le bouquin en avait décidé autrement. Il a pesé soudainement le poids d’un fer à repasser. Les anciens fers, ceux qui servent maintenant à caler les portes-fenêtres. Au point que j'ai pensé, idiotement, la couverture en fonte. Plus je m'éloignais de l’étagère plus la force s'exerçait intensément. J'ai cru à une blague. D'un rapide coup d'œil, j'ai recherché le petit plaisantin qui se jouait de moi. Pas l'ombre d’un petit bonhomme. Pas plus d’élastique invisible à ma myopie congénitale. Considérant qu'il était de mon devoir d'imposer la force de l'esprit à celle, bestiale, qui régit l'univers, j'ai tiré puissamment sur le bouquin, et me suis assis. La banquette n'était qu'à un bon mètre cinquante de distance, mais j'ai dû exercer un effort considérable pour y déposer mon postérieur. Cramponné fermement à mon roman, j'ai commencé sa lecture en l'ouvrant n'importe où comme j'en avais l'habitude afin de me faire une idée sur l'œuvre.

Mary, aux abords de fairy Glen allongée dans l'herbe regardait les étoiles essayant d'y deviner un avenir possible pour elle et son John du clan Mac Enzie...

Au moment où Mary s'imaginait déshabillée par les mains expertes de John, le livre m'a glissé des mains. Un reflex salvateur m'a permis de le rattraper avant qu'il ne s’échappe totalement. Je l'ai ouvert à nouveau à une page choisie au hasard.

Jolene, l'arrière arrière-petite-fille de Mary s'était isolée du groupe de touristes. Les photos s'enchaînaient les unes aux autres dans un concert silencieux attrapant pour chacun les mêmes images du château de l’Urquhart. Les fées n'étaient pas au rendez-vous. Jolene regrettait d'avoir entrepris ce voyage au pays de ses ancêtres. Maman avait raison, pensa-t-elle. « Laissez donc Mary reposer en paix ! », avait-elle dit de sa voix impersonnelle. Jolene escaladait la petite colline recouverte d'un gazon doux et soyeux, légèrement élastique, qui invitait le marcheur impénitent à s'y allonger...

Un moment d'inattention, j'ai laissé à nouveau échapper le livre. Un grand claquement a suivi lorsqu’il a regagné son logement. Quelle force énigmatique pouvait bien rattacher les œuvres à leurs étagères ? .../...

Télécharger la suite (texte entier) ! L'emprunteur

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20 mai 2019

Journée banale du psychopéda

Journée banale d’un psychopédagogue

psycho_banal

Petite musique pour accompagner la lecture ! (Cette fois-ci avec moins de pains mais un gling gling !)

Attention, il se peut que ça ne fonctionne pas avec Modzilla !

J’étais furax, mon sofa tout neuf, déchiqueté. Le chat jouait avec moi à la souris. Planqué, l’animal préférait laisser passer l’orage avant de pointer le bout des oreilles. Pas folle la guêpe, le coup des croquettes, n’avait pas marché. J’avais vraiment l’air d’un imbécile devant son bol, ma savate planquée derrière le dos. Heureusement, personne n’est au courant, et je compte sur vous afin de ne pas ébruiter l’affaire. Si cela sort d’ici, je saurai que ça vient de vous. Donc pas blague, en plus, j’ai ma savate à portée de main.

Fatigué d’attendre le retour du matou pour le mater, je m’affalai sur le sofa. Trop chaud, maudite moiteur. Je tendis la main en direction de la bouteille de rhum, trop loin. Le dos humide, dégoulinant de transpiration, je refusai tout simplement d’envisager la possibilité de lever mon cul. Le téléphone sonna, nouvelle tentative, la distance correspondait à la longueur de mon bras, j’attrapai le combiné, le portai à l’oreille. Bachir. Décemment, je ne pouvais pas lui raccrocher au nez. Une série d’excuses bidons me vint à l’esprit : j’ai un chat sur le feu ; un tunnel passe au-dessus de la maison ; le gigot crie à l’hallali, ah là là. A cours d’idée, je répondis Allô et voilà, c’était reparti. Il parla de sa journée du lundi, un lundi d’une banalité déplorable.

- Il y a des fois, je me demande ce que je fous dans un CPMP, je ferais mieux de me lancer dans autre chose.

« Comme quoi par exemple ? » fut la seule réponse qui me vint à l’esprit. Il réfléchit un moment, je sentais bien qu’il cogitait. Au bout d’une poignée de secondes qui parut durer un siècle, il finit par répondre « Je ne sais pas, mais autre chose, un autre boulot quoi ! ». Je restai silencieux, espérant qu’il raccroche de dépit, mais l’animal a de la ressource, il doit être de la même famille que le chat.

- Par moment, j’ai l’impression de ne pas avancer et de ne servir à rien…

J’étais sur le point de le conforter dans ses supputations. Jouer à la bataille ou au Puissance 4 à deux pendant des heures, me paraît une bonne raison pour stopper là les dépenses inutiles prises sur les deniers de l’Etat. Payer le fonctionnaire moyen a ses limites ! Aussi, j’ouvris la bouche pour la refermer aussitôt, le Bachir a de la répartie, surtout quand l’interlocuteur met du temps à répondre.

-… tiens, je te donne un exemple…

Je m’en serais bien passé, mais la bouteille de rhum refusait obstinément de faire le premier pas, quant au chat, il refusait tout aussi obstinément de s’amener pour prendre sa tannée, il ne me restait donc plus qu’à écouter son histoire d’une banalité quotidienne.

.../...

Le texte en entier en téléchageant : ICI !

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02 mai 2019

Ivan lance une nouvelle...

nouvelle_je_donne

  ... ligne de vêtements !
Du coup j'ai décidé de m'habiller aussi...

jattends54

Vous trouverez quelques poésies

Zabit2_coul

 Et...

... une histoire de tenue de soirée exigée !

Zabit2

Et, pour accomagner votre lecture, une petite musique de l'ami Jean-Yves ZIMMERMANN interprétée par Bibi : KlickLà

 Ivan_Refs

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07 avril 2019

Y a du canard à la ciboulette pour ceux qui aime le loup !

Il semblerait même que ça fonctionne même avec Mozzila, Mazal Tov !

Le lien KIifôKliké

Y a moins de problèmes de mise en place et des pains otés, mais je promets de travailler encore Et encore !

ENCORE une autre version : KlickLà

Les partoches :

Jouer capo 2

lllclc 1

 Et enfin la partition de la deuxième voix !

 

le canard voix 2

 

 

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19 février 2019

Transpo, une petite création perso...

... ni plus, ni moins !

zeSomorIsir !

P.S. : il semble que ça ne fonctionne pas avec Mozzila, j'aimerais bien savoir pourquoi ! Google est nôtre maître...

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18 janvier 2019

Ivan fait la grenouille

 nouvelle_je_donne

Ivan croit croire que croasse le batracien quand s'en vient la froidure !
Alors le voici qui bondit car il en a marre de la mare...

 jattends53

 Et moi, homme grenouille, je plonge pour vous dans l'étang qui s'étend à vos pieds :

 grenouille couleur

 Je grouille d'histoires de grenouilles, et autres grenouilleries La grenouille ; lettre à Ivan ; Grenouille de bénitier : 

 grenouille

Grenouille hier pour bébé patère ! Y sera ma devise

 Ivan_Refs

 

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19 novembre 2018

Ivan nous fait frire de rire et nous voilà tout patate !

Vivement la happy pomme hour, mais de terre !
La revue culinaire d'Ivan vous propose :

Moi et moi, j'y vais de ma pom'poésie en passant par Là : Si si par là

 

Et y a même un plus : l'histoire de "Toko, presse-purée" !

logo_ivan

 

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