Le voyageur internautique

09 août 2016

New York, tu me manques...

Sur un air de jazz.. : When God Created The Coffeebreak

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New York, tu m'as laissé déphasé, dérouté, étonné et perdu à la fois.

A cause de toi je n'ai pas sommeil.

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Par ta faute, la nuit a mangé ma raison.

Au plus profond d'elle, je te cherche.

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Je cours les étoiles de l'une à l'autre

Mais jamais ne t'y trouve.

Où es-tu rêverie infidèle ?

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Mon héroïne, mon LSD,

Ma drogue à l'emporte-pièce,

Mon songe.

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Petit jardin ouvert sur le monde,

Chaises multicolores,

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Vous avez mangé ma tranquillité,

Avalé ma sérénité.

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Je ne sais plus où m'asseoir.

Alors, au petit matin,

Belle New-yorkaise,

Je te cherche,

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Et psalmodie ton nom

à tous vents,

Mais tu oublies de me répondre,

Tu m’oublies déjà.

Sous tes pas, s’efface ma mémoire.

 

Il est 0 heure et 5 minutes AM heure newyorkaise, je vais me coucher !

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08 août 2016

Idéale

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Être amoureux d'une idée

Envoutée par elle

Emportée au-delà de soi

Une belle idée

De celles qui font les statues

Peuplant les jardins

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Une idée soudaine

En forme de songe

Éphémère ou immortelle

Vagabonde et volage

Quand elle s'en va par les chemins

Folâtrant dans les foins

Et les senteurs automnales

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Une idée si douce

Qu'elle puisse se glisser près de vous

Afin qu'elle soit votre amie

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Et vous conduise si près de l'âme

Qu'un battement de cils

Un frôlement de vous

La dessine encore plus délicate

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02 août 2016

Hight Way

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Hight Way

Elle s’est approchée si près

Son souffle a frôlé ma joue

Je n’ai rien su faire d’autre

Que la regarder, m’étonner

De la savoir là, à mes côtés

Mon cœur a vacillé

Si douce, si volage, si libre

Il y avait dans sa façon

Une désinvolture

Sa  robe enflammée

Aux mouvements envoûtants

A brulé ma rétine

Elle a fredonné un petit air

Juste pour moi, une chanson douce

Qui a emporté mon âme

Puis elle s’est envolée

En un rire confus

Et charmant

Charme tu es le mot juste

Je voudrais maintenant

Que tu te rompes

Je voudrais mon esprit

Apaisé retrouver

Pouvoir vagabonder encore

En voyant autre chose

Que son visage, à mes côtés

Si prêt, si doux

Si éphémère


 

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16 juillet 2016

Le mal que tu m’as fait...

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Le mal que tu m’as fait, Joni Mitchell, avec cette maudite chanson qui hante encore mes nuits

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Voix lancinante, image de pétales de marguerite sur bus Volkswagen, fleurs dans les cheveux, folie d’une génération, liberté exacerbée, tu as cloué ma vie dans un rêve. Tu ne m’as laissé tout seul avec de la fumée bleue plein la tête. Pourtant, à chaque fois que je t’écoute, je perds pied. A mon tour, je cours cheveux au vent. Avec vous toutes et vous tous je saute nu dans ta rivière. L’eau glacée grimpe jusqu’à mes hanches. Mon souffle devient court. Après le soleil de feu, la tiédeur du soir et toutes ces senteurs, embaume les effluves de ma démence et mon regret de n’avoir pas eu ma part de folie. Rue du temple, dans un théâtre obscur, j’ai bien cru te retrouver. Je n’y ai partagé que le désespoir de la Gare du Nord quand elle s’assoupissait en même temps que crevait ma jeunesse. Posés à plat sur la toile du cinématographe, hallucinés et psychédéliques, fantomatiques personnages, je vous sais tout près de moi, vous me mangez la cervelle depuis si longtemps. Je n’ai pas le courage, ni la force de succomber aux avances langoureuses des amours aux couleurs du LSD. Il ne me reste que cette mélodie douce-amère pour m’emporter, toujours et encore près de vous, mes très chers Hippies. Vous qui m’avez laissé seul avec un monde qui ne m’a pas attendu. Joni Mitchell, où est-elle, cette utopie que tu nous avais promise ? Tu nous as laissés orphelins au milieu de débris en plastique que nous même avons jetés sur ta mémoire. Le mal que tu m’as fait avec ta chanson, pourtant si belle, même si elle se nourrit de ma mélancolie, à jamais.

 


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12 juillet 2016

L’homme mal chaussé

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L’homme mal chaussé

Depuis longtemps, il marchait

S’apitoyant sur son sort

Il marchait et maugréait

Sans comprendre, il avait tort

Nez planté dans les chaussures

Frontière, il avait passé

Au pays des morts, tombé

Sans être étonné, pour sûr

 


 

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10 juillet 2016

Clair-obscur

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Clair-obscur

Il y a quelquefois de ces clairs-obscurs

Une pénombre agréable

Tombant sur un buffet

Un entre deux, aube ou contre jour

Le chaland glissant sur le canal

En demi-teinte dans le jour finissant

De ces clairs-obscurs

Déposant une quiétude

Adoucissant les âmes

Quand elles se font chamarrées

De ces clartés diaphanes

Que le voilage rend apaisantes

De ces clairs-obscurs

Bien plus envoûtant

Qu’un rai de lumière

Lorsqu’il embrase la rétine

 


 

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08 juillet 2016

Première épouvante

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L’épouvante

Sans bruit elle est venue

Tout simplement elle a pris

S’est servie

Est repartie

Sans un mot

Silencieusement

Ne vous a laissé

Qu’un grand vide

Un trou en plein cœur

La misère du temps

Et un curieux courant d’air

 


 

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05 juillet 2016

Bestiaire

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Bestiaire

Tel qu’il m’en souvient

Il y avait le chemin

Un bosquet de noisetiers

Un peu plus loin

Dans le virage

La boue quand il avait plu

Deux affreux chiens

Quelquefois en liberté

Effrayant les garnements

Ces cerises Montmorency

A la saveur aigrelette

Haut perchée sur le remblai

La voie du chemin de fer

De l’autre côté

Le petit tunnel

Ces habitations lugubres

Tout cela s’est envolé

Tout cela et bien plus encore

Mangé par le temps

Il ne reste qu’un désert tartare

Un grand vide bizarre

Une lumière lointaine

Et un pauvre lampadaire


 

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01 juillet 2016

Bachir est de bonne humeur, il a perdu une bataille !

Tabatha m'a dit que c'était pas terrible, tant pis, je le mets quand même !

Moi, ça m'a fait marrer le coup de la bataille...

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Mise ne garde :

Comme des amis ont ronchonné, j'annonce de suite qu'il s'agit d'un extrait et que le texte en entier qui fait deux bonnes pages est téléchargeable en KliKanLà

Je croyais bien m’être assoupi lorsque le téléphone sonna dans l’antichambre.

Je croyais bien avoir perdu la notion du temps, car le soleil pointait haut sur l’horizon.

Mais qu’importe cela, puisque le vin est bon.

J’avais la tête un peu chamboulée, c’était à cause du chat.

Je crois qu’il s’en est allé mourir dans quelque endroit où je ne peux le trouver.

Cette bête me connaît mieux que je ne me connais moi-même. Je fais le fier comme ça, je ris fort et haut de la mort elle-même, j’insulte les dieux à tout va. Jamais ne me prosterne dans aucune église. Dieu est mort, voilà enfin une bonne nouvelle. Ce sont ces litanies qui amusent les gens de foire, mais lui sait qu’il n’en est rien. De le voir mort, étendu sur le canapé du salon - car c’est là qu’il aurait souhaité attendre sa fin prochaine - affalé comme une loque, la puanteur logeant déjà au plus profond des entrailles, jamais je n’aurais supporté. Et cela aussi, il le sentait mieux que moi. Voilà pourquoi il s’en est allé, là où meurent les chats. Au creux d’un fourré, sur le macadam d’une route oubliée, frappé par je ne sais quel garnement qui s’amuse de voir les bêtes souffrir, ou bien tout simplement, noyé au fond d’un étang.

Il me manque. Terriblement. Heureusement, le téléphone a sonné.

Je décroche, c’était cézigue. Je me demandais de quoi il allait encore se plaindre. Non, Bachir était de bonne humeur. Pour une fois ! Bachir, c’est le genre d’énergumène qui vient vous pourrir la vie avec ses soucis quand il se trouve que vous êtes heureux, mais quand c’est vous qui êtes malheureux, alors la terre pourrait bien disparaître sous les eaux, il n’en a que faire du moment que ses charentaises sont à l’abri. Je ne dis pas ça parce que la Seine a décidé faire un brin de toilette au Zouave du Pont de l’Alma. Bref, le Bachir à la banane.

- Tu sais le môme dont je t’ai parlé… mais si, celui qui veut pas lire !

Il est con Bachir, tous les mômes avec lesquels il bosse, ne veulent pas lire. En tous les cas, pas avec lui. C’est à se demander si le problème, ce ne serait pas Bachir  lui-même. J’essaye discrètement de lui glisser un mot sur les malheurs de Raymond - c’est le prénom du chat chez lequel j’ai élu domicile - ce crétin fait comme s’il n’entendait rien. A la troisième évocation, il me dit que je n’ai qu’à en adopter un autre. Il est de plus en plus con Bachir. Je le hais. Je le hais d’autant plus… qu’il n’a pas tort.

- Bon alors, ton môme qui sait pas lire, il sait lire, je présume !

- Non, c’est pas ça…

Quelquefois je me demande si Bachir a le sens des réalités.

- Qu’est-ce qui te met en joie alors ? Il sait poser les divisions à 3 chiffres au diviseur ?

- Comme tu y vas. Non, par contre il sait faire une addition avec la retenue !

A dix ans ! C’est bien ce que je disais, le Bachir vit sur une autre planète.

- Mais ce n’est pas de cela qu’il est question. Figure-toi qu’il a gagné à la bataille !

Mince, je m’attendais pas à une telle nouvelle, pour un peu, je prenais l’avion pour la Bordurie.../...

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29 juin 2016

Sans raison aucune

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Sans raison aucune

Deux cerises

Sur l’arbre sont découvertes

Une main les a cueillies

Des lèvres se sont ouvertes

Une bouche s’en est saisies

Voilà tout.

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