Le voyageur internautique

19 novembre 2017

Sentimental Ivan

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  Encore une fois, je suis très fier de vous inviter pour une promenade sentimentale
      avec Ivan

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en quelques pas

Premier pas : J'attends le n°1
 "Les émotions, mon cul !" KONTACT
Suivi d'un deuxième mouvement : "L'émotion c'est..."
KONTACT

Deuxième pas : en dehors des clous KONTACT
"
La Sainte Trinité… d’Epinay"
Suivi d'un faux pas dans : "
Le musée d’Orsay"
Puis d'un contre temps avec : "
Une rencontre inattendue"

 

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08 octobre 2017

Chronique scandinave : le conte lapon !

Je clos cette série de chroniques (SOMMAIRE DES CHRONIQUES) par un conte

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Le mangeur de temps

Il était une fois deux très belles jeunes filles qui vivaient en bordure de la forêt de Leirbota aux abords de la montagne Navgtsat. Elles y vivaient seules dans une pauvre chaumière. Autour de leur maison, une large prairie où paissaient les moutons dont elles tiraient la laine. Un peu plus loin, dans la partie septentrionale, une étendue sans fin de bouleaux et de buissons épineux parmi lesquels on trouvait de petites mûres polaires aux saveurs délicieuses. Pas âmes qui vivent sinon un peuple de petits hommes qui voyaient en la nature des divinités mystérieuses qu'eux seuls savaient interroger. Lorsque par le plus grand des hasards - enfin, c'est là ce qu'elles croyaient - Ingrid et Astrid rencontraient l'une de ces personnes, elles avaient l'impression étrange de ne pas exister. Ils trottaient si près d'elles qu'ils pouvaient presque les frôler. Mais leur regard semblait traverser les corps comme s'ils étaient faits d'éther. Parfois, surtout au printemps, quelques rennes s'aventuraient jusqu'à leur demeure, mais n'y restaient que peu de temps. Ils aimaient à lécher les lichens particulièrement savoureux en ce lieu bien éloigné des premières maisons de la bourgade de Leirbota.

Lorsque la forêt revêtait son manteau d'or et de bronze, juste avant la tombée des premières neiges, immanquablement un vieillard venait frapper à leur porte. Derrière lui, il traînait une petite charrette recouverte d'une bâche. Sous celle-ci, il avait entassé de l'orge pour faire le pain, une motte de beurre, quelques ustensiles de cuisine et une hache nouvellement affûtée qui au premier coup fendait la bûche sans qu'une force énorme soit nécessaire. Quand Ingrid était en la demeure, elle s'écriait "Qui s'en vient déranger mon labeur ? Si c'est un vilain qu'il aille au diable, si c'est un autre, que le vent l'emporte !". Après cet accueil froid, le vieillard répondait "Je ne suis rien de tout cela, seulement le mangeur de temps". Alors Ingrid ouvrait la porte et désignait au vieillard l'endroit où était entreposée la laine qu'elles avaient filée durant tout l'hiver. Parfois, il arrivait qu'Ingrid fût occupée au lavoir à se mirer dans le reflet de l'eau avant de faire la lessive. Alors le temps passait sans qu'elle ne s'en rende compte et c'était Astrid qui accueillait le vieil homme. " Qui que vous soyez, entrez, une soupe douce et épaisse vous attend sur le fourneau." Quand elle découvrait le visage avenant du vieillard, elle demandait quel était son nom au jour de maintenant et il répondait toujours "Aujourd'hui tout comme hier, je suis le Mangeur de temps et m'en voici venu pour votre laine."  Il prenait sa soupe et raclait son bol jusqu'à la dernière goutte car elle était délicieuse. Puis il déposait 3 couronnes en or sur la table pour la laine. Jamais il ne contrôlait la marchandise, car il savait que les deux sœurs faisaient la plus belle, la plus soyeuse et la plus délicate laine de tout le royaume du Danemark. Ensuite, il accompagnait la jeune sœur au chariot où elle récupérait tout ce dont elles avaient besoin pour passer l'hiver rigoureux en cette partie de la Laponie. Il procédait de même avec Ingrid, à la différence qu'aucun mot n'était échangé. Aussi, quand le vieillard entendait la douce voix mélodieuse de Astrid, c'était comme si un rayon de lumière illuminait son cœur.

.../...

Suite du conte (texte en entier) en CLICKANLA

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28 septembre 2017

Impuissance

Impuissance

Trop ému par le trait des mots

Je suis rentré, porte, j’ai clos

Car n’ai su que dire à ces maux

Mon nez, j’ai collé au carreau

La tempête, dehors, devanture balayait

Et Les arbres agités, en danses effrénées

De la belle vallée, S’en revenaient à pieds

Préférant de beaucoup, sur le côté porter

D’un coup sec ensuite redressés

Brassée de feuilles au ciel lancées

Les papiers par terre habitués

Dans l’air, imitaient les épées

A l’horizontale, pluie battante se jetait

Sur fenêtre, sorte de claquette déposait

D’une belle chansonnette, le phrasé imitait

Pour revenir de plus belle, l’ondée s’en allait

L’œil vissé au verre de la glace

Je ressentais le froid tenace

Et voulais que nue, tu t’effaces

Que pluie rageante ne te dégrafe

Dans mon œil, une larme éphémère et ventrale

Se glissant bedonnante jusqu’à l’os vertébral

Était futile pour une telle martingale

Aussi bien végétale que d’avis, minérale

Bien à l’abri ma raison tendre

N’était plus qu’un courant de cendres

Passant cavernes et méandres

Pour dans ma tête se dépendre

Elle s’est évidée pour délaver l’extérieur

Ce crâne inquiet ne voulait pas de mots sans cœur

Pourtant sont revenus, déversant tant de pleurs

Fabriquant sans détour ce mur contre la peur

Parlant l’amour comme une sœur

Ce dessein épris de lueurs

Me rappelait si gentiment

Que ma foi, j’étais bien vivant

Au beau milieu de cette science décevante

Il y avait toi le silence et ma conscience

Odieux terreau de cette fiente inconsistante

Il resta réticence  satinée d’indécence

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Et hop... c'est fini !

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28 août 2017

Chronique scandinave n°DER

Chronique retour n°DER

Sommaire des chroniques tout en bas du message !

Ne plus voyager serait la solution. Ou bien en surplace. Dépaysement par stagnation en le lieu même. On n'y croiserait que des non estivants qui iraient "pas visiter" des villes, lesquelles resteraient que ce qu'elles sont. Du coup on ne les connaitrait pas et de ce fait, d'un blup de bulle de savon, elles disparaitraient et leurs habitants aussi et donc par voie de conséquence l'auteur de ces chroniques et les chroniques avec. Par moments, je me demande si ce n'est pas ce qui pourrait leur arriver de mieux.

Bref c'est une chronique tonalité en blues. Comment se peut-il que je tombe en pâmoison devant ces villes qui ne sont au final que d'autres villes. New-York, Oslo, Prague, Montréal et Helsinki et bien d'autre encore. Tiens, Stockholm par exemple, pour ne citer que la dernière. En gros, quoi ? une église, un brin de rivière , quelques ruelles. Un tas de cailloux finalement. Un beau musée qui raconte l'histoire étonnante du Vasa. Mais non, pas les biscottes infâmes que nous ont refourguées les scandinaves. Ce bateau du quatorzième siècle, ou bien treizième, ou alors... on s'en fout, vous n'avez qu'à chercher sur internet. Mieux, partez immédiatement pour Stockholm. D'une pierre deux coups, allez, un tas de pierres, ainsi vous auriez cette précieuse information et vous éviteriez à cette cité scandinave de disparaître d'un blup ignoré de tous.

Puis s'en vient le temps des au revoir, des à bientôt, si Dieu le permet, des si jamais on se croise, au cours d'un autre voyage pour que se perpétue la longue vie des sites touristiques et lutter contre le blup généralisé. Puis il y a les au revoir tout courts, les adieux qui en disent plus par leur silence que par ces mots inutiles qui encombrent l'atmosphère. Ils refusent de s'en remettre à la loi du hasard qui pourrait faire que... un espoir en forme de vide inutile. En forme de blup.

L'année prochaine je pars pour no land. Pardon pour cet anglicisme mal à propos, blup land serait plus juste.

Il est temps d'éteindre la veilleuse, notre bon vieux soleil avec. De la musique plein les esgourdes pour oublier le bruit des turbines et je pars pour le pays des rêves... ou des cauchemars, qui peut savoir ce que l'avenir nous réserve.

THE END

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 SOMMAIRE DES CHRONIQUES

avec remise en forme depuis que j'ai récupéré un ordi !

Chronique n°1 (toujours sans image !)

Chronique n°2 (et photos)

Chronique n°3 (et photos)

Chronique n°4 (et photos)

Chronique n°5 (et photos... de l'eau...)

Chronique n°6 (Photos de ouame et une de Muriel !)

Chronique n°7 (avec mon appareil à photodessin !)

Chronique n°8 (photos et flottement)

Chronique n°9 (photos de la fin des temps)

Chronique n°10 (photos du soviet suprême)

Chronique n°11 (photos d'humeur)

Chronique n°12 (photos d'mauvaise humeur)

Chronique n°13 (photos vagabondes)

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27 août 2017

Chronique scandinave n°13

Chronique de repentance n°13 (retour sommaire des chroniques)

Je ne sais pas ce qui m'a pris d'un coup. M'être énervé de la sorte, qui plus est sans raisons aucunes. Surtout que la traversée s'est avérée des plus sympathiques. Un peu ville flottante et magasins amphibies, après tout, juste une aventure rêvée par Jules Vernes.
Et puis notre arrivée à Stockholm sur les six heures, du matin, furent magnifiques. Un slalom géant parmi la myriade d'îles qui essaiment dans un océan de bouleaux... peut-être.
Marchant dans la cité scandinave, au calme apaisant d'un jardin placé au dos du musée Nobel, grimpant dans d'étroites ruelles, écoutant le son des cloches qui résonnent encore, me voici renouant avec la paix intérieure. Je vous aime tous et plus jamais ne parlerai de vous passer par-dessus le bastingage.

Je suis tout amour, comme disent les Bisounours. J'aime la reine et le roi de Suède, le hockey sur glace ET sur gazon. J'aime aussi les tapas, les présidents noirs, blancs, vert-de-gris, et même les souris. J'aime aussi les hamburgers, Mac Donald, et même Burger King et KFC... Non, quand même pas, il y a des limites à ne pas franchir.

Puis comme je vais reprendre l'avion pour retourner chez moi, j'aime ma maison. La France, par contre, de moins en moins. C'est comme pour KFC, y a des limites à respecter. C'est tout le problème, quand on se met à voyager, on commence aussi à relativiser. Si ça continue, je vais finir petit homme vert dans la galaxie d'Andromède, celle qui se situe quelques années-lumière tout près du dernier bar avant la fin du monde.

Et une bière garçon, s'il vous plaît. Je sens que la vilenie reprend du poil de la bête. Faut que j'beuve un coup...

Photos vagabondes

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Chronique scandinave n°12

Chronique pour Stockho n°12 (retour sommaire des chroniques)

Salut Helsi, la bise à Fifi. On s'casse enfin de ce trou à rats. Paraît que dans la Baltosse tout le monde y pissent. Dans la flotte y a du caca qui flotte cause que les ruskofs chient dedans. Alors, finie la romance, j'embraye la marche arrière, sur not' barcasse la bière coule à flots, j'espère que pas nous. Y a des gilets pour tout le monde et des gondoles à gogo, mais perso j'passe mon tour de baignade. Je m'enfile une quinzaine de bibines et je ronfle jusqu'à pas d'heure et tant pis si je fais un tour de manège en plus. Sur not' boîte à sardines, on est tout plein de gogos rigolos. J'ai hâte d'aller me pieuter sinon j'en foutrai la moitié par-dessus bord tant j'ai les nerfs. Tiens, puis pendant qu'on y est le capitaine et ses matelots aussi, histoire de pousser la promenade jusqu'à l'embouchure de la Seine et venir faire coucou à la tour fêfelle. Vu qu'on trimballe 12 étages de box pour entasser les harengs, j'ai hâte d'arriver pour faire la nique à la maréchaussée et tout ce qui porte un képi.

Non, j'sais pas ce que j'ai à gueuler tout seul du haut ma vigie. Une morue qui passe pas.

Dessins d’mauvaise humeur

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25 août 2017

Chronique scandinave n°11

Chronique Baltique n°11 (retour sommaire des chroniques)

Helsinki qu'as-tu fait à mon âme ? Quel tour de magie t'es-tu amusé à déplier ? Tu as pris mon cœur au moment même où j'ai foulé ton sol. Tes bateaux aux allures d'autrefois m'ont emporté vers la mer Baltique ; tes brise-glaces ont taillé la route australe. Tout cela et bien plus encore, rien que pour moi. Tes esplanades démesurées m'ont vidé la tête pour la remplir de bourrasques et de feuilles d'automne, de grands arbres si verts que la nuit s'en imprègne. Tes éclats de lumière m'ont rempli les yeux d'étoiles et de brisures lactées, de neiges éternelles et de flocons d'espoir.

Où es-tu James Joyce, qu'as-tu préféré à ma compagnie ? Tu me laisses seul avec cette Yourcenar qui m'effraye par ce ton désinvolte qu'elle utilise pour me parler. Sans égards aucuns, elle m'emmène à ses côtés rue Skatuddskajen pour un mariage de sang en la cathédrale Uspenski.

Helsinki, de devoir te quitter me rend fou. Ici, je me sens l'âme romantique, fougueux comme ces personnages que l'on trouve chez Dostoïevski. Peut-être pendant une minute, mais qu'importe puisque demain je redeviendrai ce marcheur aux semelles de plomb.

Photos d’humeur

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24 août 2017

Chronique scandinave n°10

Chronique soviétique à Oulu ville n°10 (retour sommaire des chroniques)

 Improbable rencontre avec Staline, le petit père du peuple, petit père Noël de mon enfance, déroutante collision entre le communiste stalinien et une image d'Épinal.

 Je remontais la rue Hallituskatu entre des constructions soviétiques, hauts parallélépipèdes aux allures martiales et me voilà tombant nez à nez avec un char. Je fis face, tel ce héros de la place Tian'anmen. Un MP me fit signe poliment de déguerpir, que les photos, c'étaient pour demain, pour le défilé.

 Au pied de mon sapin de Noël un costume de Gagarine et un père Noël rouge, mais tout droit venu des usines Coca-Cola. Quelle fable m'avait-on racontée ? Enfant, j'ai bien cru au père Noël, et enfant, j'ai compris qu'on m'amusait avec une belle histoire. Mais à quel âge ai-je enfin compris que la supercherie était bien plus importante ? Il me semble qu'encore aujourd'hui, je suis resté bien crédule.

 Et puis est venue cette soirée de Air Guitare ou le guitariste joue sans son instrument. Une jeunesse endiablée hurlante et trépidante, une invitation à l'amour aux embrassades homo, de la bière coulant à flots. Belle jeunesse comme je vous sais heureuse autour d'une supercherie joyeuse où l'on ne trouve aucune armée de pères Noël rouges pour vous illusionner. L'illusion est votre allié au point de faire la fête à la guitare sans même de guitare. Comme il nous aurait fallu de telles javas pour apprendre à ne pas être dupes.

 Que le Air Guitare et que le Rock'n'roll soient notre guide... amour et patrie n'ont jamais fait bon ménage !

 Photos du soviet suprême

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23 août 2017

Chronique scandinave n°9

Chronique finlandaise du chemin de  Saariselkä n°9 (retour sommaire des chroniques)

Dans le pays aux 16 déclinaisons, on peut trouver tout près de  Saariselkä un chemin étrange. Tout y est aménagé pour y installer des chalets qui auraient disparu. Il ne reste qu'une large route empierrée. Elle est bordée de lampadaires et d'un chemin piéton qu'il faut partager avec les cyclistes. Ce chemin monte fermement au travers d'une forêt de petits bouleaux, jonchée de bruyère pour finir sur les dernières hauteurs en toundra. Par endroits, se dressent de grands sapins, isolés. Quelques fleurissements violets se mêlent habilement à de petites fleurs blanches. L'étrange de la chose vient de ce qu'il semble être arrivé la fin des temps et que tout a été laissé tel quel. Des tuyaux noirs sortent de terre pour des branchements encore en l'air et d'étonnants tubes orange attendent on ne sait quoi. Sur la large route de pierrailles, point de voitures et les piétons annoncés ainsi que les cyclistes ont été ôtés comme soufflés par un mal inconnu. Pas un animal, pas un insecte, les échos du vent ont eux-mêmes disparus. Ce n'est qu'au sommet de ce mont qu'on découvre qu'il reste deux ou trois voitures arrêtées, silencieuses, perdues au milieu de nulle part. Une autre arrive, les phares portent difficilement dans la clarté d'un jour qui diminue. A peine arrivée au bout d'une longue route bitumée, la voici faisant demi-tour comme si le conducteur, invisible pour nous, venait de voir la mort en personne. De grandes bâtisses, vides, côtoient un hôtel ne logeant pas la moindre âme. La terre semble vidée de ces habitants et à perte de vue de gigantesques forêts sans fin recouvrent des larges montagnes vallonnées. Nous voici au centre du monde surplombant l'immensité de la planète. Soudainement, le vent est de retour, il souffle un rafraîchissement agréable après une longue montée et je crois qu'avec lui le peuple de la terre est revenu. Je vous jure qu'un instant, j'ai pensé la fin du monde arrivée.

Une bêtise, je sais bien... et pourtant !

Photos de la fin des temps…

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Chronique scandinave n°8

Chronique au Fjord de Lyngen n°8 (retour sommaire des chroniques)

Trop d'espace, trop de lumière et trop de hauteur. Tout est en trop. Même le vert est exubérant. Les bordures n'en finissent pas de rejoindre le ciel. Les neiges elles-mêmes s'en mêlent. Elles déposent une fraîcheur apaisante qui se glisse en l'être jusqu'au plus intime du soi. Il y a bien plus qu'un paysage, une dimension. Peut-être une intimité avec soi. Au bien cette surface et la profondeur. Être sur l'eau, si calme, si limpide. Le ronronnement des machines lui-même se marie harmonieusement à l'ensemble. Qu'y a-t-il d'inutile alors ? Une chose à ôter ? Ces bipèdes et leurs bavardages incessants ? Non plus, tout est à sa place, comme si une divinité oubliée nous avait prêté la grâce pour un instant d'éternité.
Et nous voici Jonas que notre baleine d'acier recrache, déversant tout le contenu de son ventre sur les berges que d'autres monstres métalliques ont enlaidies. De notre costume d'habitude, il faut bien nous revêtir. A un moment ou un autre.

Photos de flottement …

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