Le voyageur internautique

18 août 2017

chroniques scandinaves n°2

Chronique Gålå…ah lala !
Ici, on se sent Viking, Drakkars noirs et pensées obscures. Ou Suisse, ou bien paysan dans les alpages. Je venais de quitter une poignée de corps empilés au milieu du cercle de la vie, le temps de m’assoupir et je suis déposé en un monde ou l’eau règne en maître. Des figures inquiétantes endurcies au grès, le visage carré, plantées d’un regard dominant, ne savaient pas encore l’avenir du tas dans le domaine des corps. Hammer avait vu juste, un peu trop tôt, mais juste.
Heureusement, les pieds dans l’herbe l’œil inondé de lumière, je me glisse avec délice sous la couverture étoilée pour manger de la montagne, grignoter du sapin, gober une vache ou deux et m’assoupir un peu en attendant ce délicieux cauchemar qui attend ma visite.
Qui a vu le bateau d’Oseberg saura ce que le monde de l’en dessous nous réserve. Il saura que nous y attend, un rêve oublié où les morts ont les pieds en l’air et la tête dans les nuages. Seule une mer éphémère nous en sépare…


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Chroniques scandinaves n°3

Chronique Nosferatusienne
Trondheim à peine indiqué sur le pancarte que je saute du coche. Le vent est à l'est. La rivière Nidelva roulait à l'envers, j'aurais dû me douter. Au moins un peu. Les maisons sur pilotis, hautes d'au moins vingt cinq mètres, dressaient leur palissade de bois en planches épaisses. Sous les pilotis, des amas de roches arrêtés par le temps patientaient. Ne voyant pas les rats revenir, elles avaient brisées quelques poteaux pour passer les ans.
Nosfetaru que faisais-tu ici ? Attendais-tu que la nef à la terre noire et putride s'en vienne par ici jeter l'ancre et livrer son triste présent ?
Rien de tout ces présages n'est advenu. Seulement mon imagination qui s'est amusé de la miséreuse petitesse m'enserrant les méninges.
Désolé, mais en ce qui concerne les photos c'est compromis pour des raisons techniques de Troll voleur de cordon !


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Chroniques scandinaves n°1

Chronique oslandaise

Ca y est, on est arrivé, en entier à Oslo. En même temps que la pluie, la nuit, nous est tombée dessus d’un seul coup. A Oslo ils parlent tous le oslandais, c’est un micmac d’allemand et d’anglais avec des sons gutturaux, ce qui fait qu’on comprend rien. Les mots écrits, c’est encore pire. Les sandwichs ne ressemblent même pas aux nôtres. Le point intéressant : on a eu nos valises en une seule fois et l’avion n’est pas tombé du ciel. Bref, les vacances sont arrivées à point nommé avec le car qui nous attendait. On a fait un tour dans une galerie marchande, y a que des trucs pour les oslandais, mais à un poil près, on se croirait chez nous autres. Y a même des coiffeurs oslandais qui coupent que les cheveux et avec des ciseaux mazette.

Je vous laisse, je vais me coucher dans une chambre d’hôtel oslandaise avec une grosse couette pour chacun et une lampe à lumière au cas où le soleil déciderait de rester planqué sous l’horizon. Il paraît que ça arrive de temps à autre…

Aujourd'hui, pas d'image, y fait trop noir...


 

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Chroniques scadinaves n°4

Chronique de l'envers du monde

Quand le ciel se reflète dans les nuages, que les montagnes rondes comme des femmes près d'accoucher se baissent jusqu'à bénir les peuples, alors le monde se déverse en une nappe d'eau clair que les lacs interminables absorbent.

Il suffit d'une étendue de prairie pour que ces reflets vous nettoient la tête. Une once de soleil, pas plus, ainsi les bleus et les gris se réunissent en une épiphanie de teintes que vous soulève l'âme jusqu'au couchant.

Mais il y a la route, cette banderole goudronneuse qui déchire l'image en une foire bourbeuse dans laquelle s'enlisent de tristes manèges. Pas même les rails que les traverses en bois réunissent aux immenses champs forestiers. Non, seule la bande de grisâtre épais englue dans le sol ce que l'humain a de bitumé dans le cerveau. Ce sont les pensées noires de pourritures qui nous font tomber et tomber encore jusque sous la terre.

Mo I Rana


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14 août 2017

Y a des fois... on ferait mieux

de se mordre les doigts demain

de crier "gare" au chef du train

de fumer la pipe d'écume en haute mer

de jeter la poubelle avec label au-dessus

de se vouer aux gémonies quand la concierge est dans les escaliers

de s'y perdre à deux fois quand la toilette est toilée

de préparer le bois dont on fait les blaireaux

d'aller aux fraises au lieu de sucrer les vieux de la veille

d'ignorer ce soir de quoi la Madelon serait faite

de serrer Monique qu'en présence du Grand Chambellan

et toujours en dernier

de savoir ce que sera la finalité du commencement ...

                          et réciproquement !

 

hybride

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22 juillet 2017

Ruby's Rub : incarcération mentale

fanal

Le rouge écarlate explosait en embarras multiples

La pierre de Rubis ruisselait de carmin sanguin

Pendant que les touches noires et blanches dansaient

Acharné sur son piano, courbé, martyr rythmique

Très en arrière, écrasé de lumière l'homme exécute

Une mitraille musicale déferle de la caisse claire

L’humeur ronde et chaude enveloppe le cordage amiral

Que prolonge indéfiniment le corps boisé et instrumental

Les touches de mon clavier estompent l'ennui qui me ronge

La nuit feutrée se jette sur mes pensées enlisées

Il faut lâcher prise et pourtant tenir l'assemblage phonétique

Qu'au moins une fois, il me serve de résonance acoustique

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19 juillet 2017

Ivan du temps pour les années 80 ...

Ivan du temps pour les années 80 ...

jattends44

Et moi, les années 80 je les HAI_ME !

années80_2

Années quatre-vingts…

Je ne sais pas ce que vous leur trouvez à ces années-là

Tout en plastique

Amiantées et lessivées par le temps

Toutes moches

Heureusement, avant y avait soixante-dix

Bien plus belles

Rigolotes avec des sourires qui « mord »

Bien plus rouges

Rien que d’y repenser, j’ai le bidon qui gonfle

L’urticaire aussi

La police judiciaire et le placard à balais

Un po’ve type qui tombe

Moi je regrette le cirque Zavatta

La révolution russe

Pif le chien avant qu’il devienne con

Hercule aussi

Et puis les dimanches sur les marchés

Et l’Huma dimanche

Je conchie quatre-vingts et son armée de bidochons

Je conchie tout

Jean-Paul II et Karol Wojtyla et le diable avec

Vivent les pavés

Aux chiottes la plage, j’ai tiré la chasse,

La mer est partie avec

J’attends avec impatience les années rien

Les années mon cul

Les années pendues avec une corde à nœuds

Les années à nénés

Pépé et mémé, Corinne et Jeannot, les Vaillants

Et vl’an prends ça dans ta gueule

Années quatre-vingts et dix de moins c’est toujours ça de pris

Et hop…


 Ivan_Refs

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Petit jeu pour les ami(e)s de l'Ourq parisien

Tout d'abord un grand merci au café Mamakin qui a bien voulu jouer le jeu en publiant un texte écrit par Bibi.

C'est un texte sous forme de jeu, il s'agit de s'inspirer d'une image prise dans les environs proches du Mamakin et d'inciter les habitants du quartier à trouver où elle se trouve.

Voici le texte et l'image qui va avec : 

OURCQ

L’enfant noire…

Chers Amis du quartier de l’Ourcq… je ne sais pas si l’on peut vous nommer ainsi, peut-être préférez-vous de La Villette ? L’Ourcq est une coquine, elle vient faire la belle du côté parisien, mais elle s’encanaille en quittant Bobigny pour aller faire la java à Pantin. C’est ce que j’ai entendu dire. Je ne citerai pas ma source, puisque, par définition un canal n’en a pas. Mais revenons à ce qui nous relie - si le directeur de publication accepte mon gribouillis, rien n’est moins certain. Il s’agit d’un jeu rigolo, pour les petits et les grands. Lancé à plein pot sur mon biclou, le nez dans le guidon, un œil rivé sur le bitume, l’autre sur le piéton alentour et le collègue cycliste afin d’éviter une rencontre brutale, j’arrive par chez vous. Mon appareil photo en main, je scrute pour trouver un bout d’image à vous proposer. Une miniature qu’il faudra trouver aux alentours du Mama Kin. Le fragment est petit, mais si vous êtes perdu, rendez-vous sur mon blog pour un peu d’aide (adresse ci-dessous).

Maintenant venons-en au fait : l’enfant noire. A force d’avoir l’œil divergeant et grâce à une acrobatie connue de moi seul, je saute de mon vélo. J’enfourne mon troisième œil dans le smartphone qui me sert de ramasse photos et je scrute. Par chez vous, question miniature, il n’y a que l’embarras du choix. Vous possédez une cargaison de ferraille impressionnante, de la ferraille suspendue en forme de traverse, de la ferraille en vrac tantôt arrimée sur le sol, parfois jetée en l’air afin d’alerter le quidam imprudent. Et c’est là que je suis tombé nez à nez avec elle. Deux petites couettes, les yeux mi-clos, regardant le monde comme il va. Et pour aller, il allait. Le beau temps incitait à la vadrouille, en conséquence, le populo vadrouillait. Mais qui se souciait d’elle, accrochée à son panneau d’interdiction ? Pauvre enfant condamnée à prendre vie derrière les encarts métalliques de la force publique. Pourtant, fièrement, elle fait face au promeneur parisien battant le pavé du même nom.

Je voudrais pour elle une frégate, un joli bateau qui viendrait s’échouer sur les quais du canal. A son bord, un capitaine qui aurait perdu le nord. Un moussaillon à la proue, la main en visière, dévisageant ce drôle de pont câblé autour d’une roue pour une pénible élévation. Et surtout, je voudrais un marchepied à sa taille, afin qu’elle grimpe à bord du vaisseau, puis que les voiles, soudainement se gonflent, que le capitaine en perde son képi, que le moussaillon n’ait plus assez de ses deux mains pour s’agripper à la drisse de foc, que le souffle soit si puissant qu’il soulève cette coquille de noix afin de la lancer au milieu des nuages et que moi, accroché à mon biclou, je puisse saluer son départ vers l’inconnu.

Voici l'image du lieu à deviner : 

enfant_noire

 Et si vous n'avez pas trouvé, cliker sur le lien qui suit pour avoir un indice de plus ! : InDiCe

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12 juillet 2017

Troisième Chronique : Retour à la maison

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Retour à la maison

Le retour à la maison a bien failli ne pas avoir lieu. D’ailleurs, une question me vient tout à coup à l’esprit, et si je restais prisonnier dans la toile ? Je n’ose pas trop penser à ce genre de chose. Je pense que le précédent voyageur a prévu un protocole automatique de rapatriement en urgence. Il faudra tout de même que je m’en assure.

Revenons à notre voyage retour. Une fois jeté comme un mal propre à l’intérieur du bathyscaphe par l’attraction ondulatoire, une bonne heure en temps cellulaire m’a été nécessaire afin de recouvrer mes esprits. Ne me demandez pas à quoi correspond cet écoulement temporel, je ne saurais vous dire. Tout ce que je crois comprendre, c’est que les unités de temps sont liées à l’endroit où il est mesuré. Celui dont je vous parle, est interne au bathyscaphe. Dans un premier temps, j’ai voulu savoir si j’étais encore accosté à l’adresse IP 66.249.66.62. Mon idée étant au moins de prendre congé poliment de la jeune fille en robe rouge. Je n’en eus pas le loisir, car le bathyscaphe était tout simplement à la dérive sur un train d’ondes électromagnétiques. Dès que l’une d’entre elles enflait suite à une connexion, l’habitacle partait en surf sur la vague ainsi créée pour atteindre une vitesse incroyable, proche de celle de la lumière. Voilà en partie la raison pour laquelle l’écoulement de la temporalité est intrinsèque au lieu où on le mesure. Très vite, je quittai l’espace supérieur pour pénétrer dans le roof. Une bière et un sandwich m’attendaient dans le compartiment sous la petite trappe en fond de cale. Tout en mangeant, je m’installai à la table de navigation pour faire le point. Dans un premier temps, il me fallait accrocher un proxi. Je ressortis pour effectuer un repérage à l’aide du Localisateur. J’attendis l’onde suivante, puis plantai le croc arrimeur dans un des paquets d’octets. Je retournai à la table pour faire mon premier tracé, puis je renouvelai l’opération quelques ondes plus tard. Pour être précis, il aurait fallu faire trois relevés, mais deux peuvent suffire, notamment si les ondulations sont compatibles entre elles. Un proxi de type Squid était disponible, je lançai un Log de connexion à partir du tableau de commandes. Puis, je m’allongeai dans la bannette avant, histoire de me remettre de mes émotions. Le retour étant fonction des disponibilités du réseau, je devais patienter.

Alors, je m’assoupis.

C’est l’alarme qui me sortit de mon rêve. Un rêve étrange où je croisais Hime-Chan à bord de son Navire onirique. Une rêverie dans laquelle de tristes sirènes ensorcelaient mon esprit par des douces mélopées. Accroché au mât de mon bathyscaphe, ce qui n’avait aucun sens, je naviguais à l’envers, la tête sous l’eau. Amusé par le défilé des poissons rouges, je n’entendais pas la voix discordante, une voix de crécelle que j’attribuais par erreur à la jeune fille vêtue de rouge. Par la suite, je me rendis compte qu’il s’agissait de la voix de mon embarcation.

Je sautai de ma bannette, me cognai la tête au plafond, bien trop bas en cet endroit, pour retomber assommé sur le sol.

J’ai appris une chose, on ne rêve pas impunément quand on s’aventure en terre inconnue.

Prochain épisode : la rêverie onirique


 

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01 juillet 2017

Intimidation à la sauce Maori ! (les aventures pschopédagogiques de Bachir)

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Intimidation à la sauce Maori !

La vraie vérité, je m’ennuyais à cent sous de l’heure. Je dis, je m’ennuyais, mais la terminologie n’est pas tout à fait la bonne. Mais comme on parle de psychopédagogie, alors je choisis mon vocabulaire. Chier n’est pas de mise, donc je ne l’utilise pas. Bref, je tournais en rond dans le salon et comme le chat avait disparu, il ne restait que moi. Entre nous, la bestiole devait avoir rencard avec une copine pour parler avenir de la nation chat. Elle doit avoir un certain charme la belle, car l’ami matou court la campagne depuis un moment. Ne vous inquiétez pas, il va bien, le distributeur de croquettes, installé en libre-service à l’extérieur ne cesse de baisser à vue d’œil. Objection votre honneur ! Ce n’est pas un autre matou, car le distributeur automatique reconnaît la puce du chat avant d’ouvrir la gueule. La puce du chat, c’est amusant ? Non. C’est sympa le progrès, après tout pourquoi les chats n’auraient pas droit à leur supermarché de la croquette ? A part le fait qu’il ne paye pas un rond, c’est tout pareil.

Tout ça pour dire que je me tournais les pouces ardemment et qu’il était temps de passer à l’action. J’ai décroché le combiné, j’ai composé le numéro suivant ** ** ** ** avec le code spécifique pour la Bordurie ** **, suivi de l’indicatif ** pour obtenir la ville de Tishimodra. Je vous ai bien eu, vous avez crû l’espace d’un instant que j’allais vous communiquer le numéro personnel de l’ami Bachir ! Pas le moins du monde. Je vous connais, vous seriez capable d’appeler juste pour vérifier que depuis le début, je ne vous mène pas en bateau. Qu’allez-vous penser ! En psychomachintruc, on a le sens de la déontologie. Pas de bobards entre nous. La vérité, rien que la vérité sinon rien. Quelquefois, on travestit un peu la réalité, mais c’est pour protéger le client. Imaginez qu’on dise madame Machin Truc sent le boudin quand elle lève les bras. C’est un exemple. Je ne sais pas pourquoi je vous parle de boudin en pensant à madame Machin Truc. Ça c’est encore un coup de l’inconscient. Heureusement, lorsque j’ai eu l’ami Bachir au téléphone, l’idée ne m’est pas venue. Sinon, avec lui, j’aurais eu droit à toute une leçon sur le boudin et le développement psychomoteur.

.../...

suite du texte (texte en entier) en cliquant sur le lien qui suit : le lien qui suit

 

 

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